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Freelancing : 10 mythes tenaces annihilés

Devenir freelance, c’est tendance. C’est aussi dans l’air du temps. Précarisation généralisée du travail, ambiances de travail contraintes voire oppressantes, envie de liberté et de réalisation personnelle, la progression du travail indépendant est portée par la conjoncture et nos aspirations positives. Le mode freelance est réellement source de satisfactions, mais attention : nous ne sommes pas tous adaptés à cette vie, ne tombons pas dans certains leurres tenaces. A contrario, ce serait dommage de ne pas foncer à cause de vieux clichés surannés.

1# Des vacances toute l’année

Premier mythe à combattre : être freelance n’est pas être en vacances toute l’année. Une réelle liberté des horaires véhicule l’idée. Le freelance n’est pas obligé de se lever tous les matins à la même heure, pointer au boulot en faisant le tour des chefs pour faire savoir qu’il est bien à pied d’œuvre, rester jusqu’au départ du dernier responsable pour laisser transparaître sa motivation. Il peut moduler ses horaires, c’est souvent bien pratique pour des démarches et les contraintes familiales. Mais le travail promis doit être réalisé. Les dates de ses clients deviennent en grande partie ses dates. Pour bien vivre, il faut rentrer la facturation. Parler facturation ouvre le grand volet administratif à faire souvent le soir ou le Week-end.

2# Il suffit d’être bon dans son domaine

C’est le grand piège. Freelance, c’est généralement de l’expertise, alors oui, il faut être très bon dans son domaine. Et quand ça se sait, les missions s’enchaînent plus facilement. Premier hic, le comportement. Ce n’est pas parce qu’on est externe à la structure qu’on peut se permettre n’importe quoi. Il faut parfois savoir faire preuve de diplomatie, ne fâcher personne injustement, être capable de faire avancer nos points de vue dans des contextes fermés. Second hic, le premier client chouchou cache une difficulté potentielle : la nécessité de diversifier. Une compétence commerciale minimale s’impose.

3# Il faut baisser son tarif pour gagner des affaires

Quel repoussoir étrange ! C’est une des compétences commerciales à acquérir. Le juste prix est un compromis entre sa propre valeur, sa capacité à vendre son offre, et le besoin réel du client. Le client qui a besoin d’une expertise y mettra le prix. Si vous êtes la bonne expertise, il acceptera votre tarif. L’image donnée doit correspondre à votre tarif. Ne pas être prétentieux ni se sous-estimer, au risque de se discréditer. Il faut être réaliste, certaines missions n’en valent pas la peine. Les promos systématiques pour gagner des clients ne sont pas viables. Il faut vivre et payer ses charges, alors amis consultants ne baissez plus vos tarifs !

4# Freelance c’est tout « bénef »

Encore un faux-ami. Oui, le statut d’indépendant doit faire mieux gagner sa vie. Il y a moins d’intermédiaires entre travail et rétribution. Mais il y a des charges, cachées et visibles. Les charges cachées correspondent aux heures non productives. L’administratif implique des heures non passées au service du client. Elles ne rapportent rien mais coûtent, car il faut parfois se faire assister par un professionnel. La prospection et la réalisation de propositions prennent un temps rarement facturable. Les intermissions sont le cauchemar : délais qui s’allongent, retards, temps morts entre missions. On en profite pour prospecter et se former, mais à nos frais. Les charges visibles dépendent beaucoup du statut, et les experts prudents évoquent un classique tiers du chiffre d’affaires.

5# Freelance, c’est du conseil sans risque

Un mythe de plus…. Ces métiers plutôt intellectuels engendrent effectivement peu de risques. Même à l’origine d’une façon de faire, vous n’êtes pas l’opérateur. Il n’empêche, comme professionnel « sachant » l’obligation de moyens peut être partiellement requalifiée en obligation de résultat. Vous devez prendre au moins les assurances légales pour vous protéger d’un tord quelconque causé à un tiers.

6# Le statut : aucune importance

Erreur, selon le statut juridique que vous choisirez, vous conditionnerez votre parcours. Vous choisirez votre curseur entre facilités administratives et protection patrimoniale. On n’a rien sans rien. Les entreprises individuelles sont moins contraignantes mais moins protectrices. La société sera généralement mieux perçue par les clients, et facilitera les affaires. Vous développerez mieux le chiffre d’affaires et accéderez à de meilleures missions. Le volet fiscalité est un sujet en soi. On y est trop peu sensible jeune.

7# La micro-entreprise, c’est fini

Pourquoi pas la micro-entreprise ? Rien ne s’y oppose, car c’est une des formes de l’entreprise individuelle.  Facile et rapide à monter, quasiment en un clic. Elle présente peu de contraintes administratives. Elle a des limites cependant, un seuil de chiffre d’affaires peu compatible avec des ambitions communes . Celle-ci peut rebuter les grands clients. Ne la négligeons pas car elle est adaptée pour une activité complémentaire ou un coup d’essai.

8# Le freelance est forcément seul

Oui et non. Difficile d’imaginer l’entreprise individuelle autrement que seul. Mais qui dit société dit possibilité d’associés. Il existe aussi des formules en collectif qui permettent de répondre à des offres plus conséquentes et variées. Indépendance ne doit pas rimer avec isolement, ce dernier est dangereux pour le moral. Le bon freelance sait trouver de l’information, du savoir, des pratiques efficaces. Libre d’esprit, il a toujours une facette sociable et communicante.

9# Se faire payer c’est la galère

Un vrai point noir, avec des donneurs d’ordres pas toujours sensibilisés et promptes, ni toujours à l’aise eux mêmes avec leur propre administratif. Difficile de peser sur les services comptables des clients, les voir est chronophage. Les factures, modestes pour les grands groupes, passent rarement en priorité. Les Pme peuvent avoir de réelles difficultés financières. Quand elles se portent bien, ce sont souvent les meilleurs élèves. Le freelance lui-même traîne parfois à établir ses factures par procrastination, et a du mal souvent à suivre les multiples contraintes d’acceptations formelles réglementaires ou particulières. C’est un vrai problème, entrant dans le vaste lot des temps immobilisés, avec des incidences directes sur la trésorerie.

10# Le portage salarial c’est l’arnaque

Cette rumeur infondée provient des frais prélevés par les entreprises de portage salarial. Il y a certainement des officines peu recommandables, mais les ténors sont des professionnels sérieux qui adhèrent à des chartes éthiques. Il est vrai qu’en dessous d’un montant de chiffre d’affaires, le portage salarial peut ne pas être compétitif, mais tout se tient. Si vous voulez vous consacrer à vos clients et améliorer votre chiffre, autant vous décharger des tâches sans valeurs ajoutées. La sérénité qu’apporte le portage salarial sur la facturation, le recouvrement et les avances sur salaire est un vrai soulagement qui dégage du temps actif. Il faut également comparer ce qui est comparable. Pour le freelance peu prudent, tout va bien tant que tout va bien, mais gare aux lendemains qui peuvent déchanter. Le statut de salarié offre des avantages sur le moment et pour votre futur. Une carrière se juge sur la durée !

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